mercredi 28 août 2013

RENNES : UN ESPRIT MUSICAL ! Première partie

S’il existe une ville qui a fourni de la matière musicale à l’hexagone c’est bien Rennes. Marquis de Sade, Etienne Daho, Marc Seberg, Niagara, Pascal Obispo ( !), Sloy, Dominic Sonic ou autre Married Monk ont mis la préfecture du Morbihan en orbite sur la planète musique !  

Plusieurs raisons à ce phénomène aussi bien artistique que médiatique : une énorme population étudiante (60 000 étudiants sur une population globale de 200 000), des structures, mises en place dès la fin des années 70 par les Transmusicales,  qui offrent locaux de répétitions et une multitude de bars permettent de jouer assez facilement devant un public, enfin le festival, les Transmusicales de Rennes (tout les ans début décembre) qui amène sur la ville une médiatisation impressionnante. Pour toutes ces raisons les groupes Rennais bénéficient d’avantages que leurs petits camarades des autres villes n’ont pas.  

Pourtant Rennes a connu, au cours des dix dernières années un léger flottement lié principalement à la musique électronique. Mais sous la pression de jeunes pousses le bastion Breton du Rock relève la tête et une nouvelle scène apparait qui permet encore et toujours à Rennes d’être un passage obligé sur la route du rock hexagonal. Une rapide revue des troupes s’imposait.


A tout seigneur, tout honneur : les supers stars du moment à Rennes sont un chouette duo de pop teinté d’électronique, les JUVENILES ! On en a déjà parlé ici, mais dans la foulée de leur excellent album paru avant l’été (« the JUVENILES ! »), le groupe a fait une impressionnante tournée des festivals ou ils ont remporté à chaque fois un succès public et médiatique totalement mérité. Un nouveau single pour la rentrée et toujours des concerts, les grandes stars du moment à Rennes, c’est eux ! 



Citons aussi leurs potes des POPOPOPOS. Assez proche musicalement des JUVENILES, ce groupe formé au lycée en 2007 et remarqué aux Transmusicales en 2008 vient lui aussi de sortir un (très) bon premier album de Pop songs teintées d’électronique (« Swell »). Tournant sans relâche depuis cinq ans, le quatuor a longuement travaillé ses titres sur scène avant de les graver. Eux aussi vont passer leur automne (et probablement l’hiver) sur les routes. Ces mêmes routes qu’ils ont arpentées tout cet été. Ces protégés de PONY PONY RUN RUN et de SKIP THE USE ont déjà joué au Zénith et à l’Olympia et ont transporté leurs instruments dans toute l’Europe et même au Canada. Les outsiders se sont eux. On en reparlera bientôt.







THE COMPUTERS : DISCO SUCKS

On va la faire tout de suite, comme ça c’est réglé! Rarement un groupe a choisi un nom aussi peu adapté : pas une mesure d’électronique, de circuits imprimés ou de logiciel dans la musique de ce gang de Londoniens. Ils seraient plutôt des représentants de ce bon vieux courant vintage qui parcourt la musique depuis des années. Ici pas de frime ou de nouveau genre, juste cinq types hyper bien lookés (bananes et costards) qui jouent sans frime du bon vieux rock dans la pure tradition des garages bands des années 60. En fait on imagine bien the Computers, répétant au pub du coin, leurs morceaux mélangés à des reprises de Screamin Jay Hawkins ou autre Doctor Feelgood.


Ces dignes représentants du rock ont sorti, au printemps, un chouette album plein de chouettes chansons, « Loves triangles, hate square », et ils ont commencé une tournée à travers l’Europe pour évangéliser les jeunes (et les moins jeunes) populations à cette bonne vieille musique qui vient de là, qui vient du blues ! Rien de nouveau sous le soleil vous pensez ? Certes mais au moins il y a du soleil et par les temps qui courent c’est déjà ça ! 


lundi 26 août 2013

LA BANLIEUE ET LA PROVINCE

D'un côté,  David Crosby dont l'oeuvre sera minutieusement étudiée très bientôt. de l'autre, le groupe Il était une fois, injustement sous-estimé. Voici deux visions différentes de la même chanson. Une bonne manière de réviser sa géographie avant la rentrée des classes.

''Orleans '' - David Crosby



 "Colombes" - Il Était Une Fois

FLOO FLASH : ''MON EPOQUE''

Cela a commencé par un article dans l’un de ces journaux gratuits qui pullulaient à l’époque chez les disquaires. Juste une photo, un nom : Floo Flash et une petite chronique qui annonçait que le groupe venait de Lyon, qu’ils avaient joués sur une place de leur ville devant un grand public, qu’ils vénéraient les Who et les Mods en général et qu’ils préparaient un maxi. Quelques semaines plus tard dans la vitrine d’un disquaire,  le fameux disque était là. Juste quatre titres (dont ce ''Mon Epoque'') jetés sur un bout de plastique pour se rappeler qu’un jour on pouvait être un fan ! Cette pochette je l’ai détaillée des heures entières, ce disque je l’ai écouté maintes et maintes fois. Floo Flash a eu un joli début de carrière, ouvert pour quelques groupes parfois connus (dont REM). Un jour ils sont montés à Paris et ont créé un nouveau groupe (Equateur !) avec les mêmes mais pas la même musique : ils voulaient faire une vraie carrière ! Bien entendu ils se sont ramassés et ils ont jeté l’éponge. Un seul (Hervé Paul) a eu un début de succès en solo avant de se reconvertir comme directeur artistique. Les autres ? Pas de nouvelles ! Ou sont-ils ? Que font-ils ?
En fait on s’en moque, le seul truc qui compte c’est qu’il s’agit juste de quatre titres enregistrés par quatre types super lookés !


 

ERIC CLAPTON : ''LAYLA''

En 1970, Eric Clapton a tout pour être un homme heureux : il est un des meilleurs guitaristes du monde, tous les groupes dont il a fait partie (Yardbirds et Cream ) ont connu un succès énorme, il est riche et célèbre. Mais en réalité le bel Eric a le cœur en berne : il est amoureux ! Et pas de n’importe qui ! De la femme de son meilleur ami ! Et oui en secret il rêve de la belle Patti Boyd qui est juste mariée au dit meilleur ami, un certain George Harrison, vous savez le Beatles ! Plutôt compliqué pour lui ! Un jour son vieux pote (et technicien !) Ian Dallas lui parle de l’histoire d’amour de Majoun et Leila, un couple a l’histoire d’amour impossible (Dallas étant lui-même à l’époque engagé dans un processus de conversion à l’Islam pour se marier. Ca plait à ce bon Eric qui voit dans cette histoire sa situation personnelle ! Mais bon il faut juste imaginer le truc pour que la belle Patti comprenne et qu’il reste pote avec George. Alors il décide de monter un groupe pour se cacher derrière (son nom sera dévoilé bien après la sortie de l’album), écrire un bon riff de guitare (peut-être le plus célèbre du monde), avoir avec soi des musiciens exceptionnels comme Jim Gordon au Piano et Duane Allman à la guitare slide, composer un bon vieux blues comme il sait le faire et écrire des paroles subjectives où l’on met en avant ses doutes et ses envies et voilà le tour est joué. Et tout cela donne ''Layla'', le titre le plus connu de Clapton, un succès énorme et surtout un mariage avec Patti (pour mieux divorcer au bout de 15 ans quand il ira faire des enfants ailleurs !) tout en restant pote avec George. Trop fort cet Eric Clapton pas vrai ? Surtout que Layla est un juste une tuerie et un des plus grands morceaux de l'histoire !

CONCRETE KNIVES : LIVE A LA ROUTE DU ROCK

Révélation de l’année dernière, les Normands de Concrete Knives ont passé l’été sur la route pour assurer des concerts dans les principaux festivals (La Rochelle, Les vieilles Charrues, les Eurockéennes …) dont la route du rock à Saint-Malo. Un concert dans un festival n’est un concert comme les autres, il s’agit de jouer moins longtemps devant un public qui n’est pas forcément venu pour vous. Un concert dans un festival est un moment de partage avec d’autres groupes. Un concert dans un festival c’est une manière de vérifier la popularité de votre groupe. A Saint Malo les Concrete Knives ont donné un superbe concert pleins de fougue et d’énergie communicative. Le voilà !

                         

Fréderic Renaud ou le décès d’une légende !

On le sait, l’été peut être meurtrier mais à ce point là ! Nous ne referons pas la liste des disparus mais il existe de meilleures façons de reprendre une vie quotidienne que d’apprendre la mort d’un héros du rock Français de la fin des années 70 et du début des années 80. Frédéric Renaud, le guitariste de Marquis de Sade, des Nus, d’Etienne Daho et d’Alain Bashung nous a quitté dans la nuit du 27 au 28 Juillet. Personnage discret,  il avait rejoint Marquis de Sade pour la tournée du premier album ''Dantzig Twist''. Il avait quitté le groupe pour aller fonder un des groupes les plus fascinants et impressionnant de la fameuse scène Rennaise : Les Nus. Groupe impressionnant par sa puissance et son côté noir, ils avaient été parmi les premiers à chanter en Français. Le groupe avait notamment marqué les futurs Noir Désir (surtout Bertrand Cantat) qui avaient repris leur titre phare Johnny Colère sur Tostaky. Ensuite Fréderic Renaud avait œuvré auprès d’Etienne Daho (notamment pour l’album des nuits Martiennes) et Alain Bashung pour ''Osez Joséphine''. Depuis il menait une existence simple comme professeur de guitare à Paris. Ironie de l’histoire, les Nus venaient d’annoncer leur reformation pour un premier concert aux Transmusicales de Rennes en Décembre prochain. Voici la version originale de Johnny Colère. Au revoir et merci Monsieur Renaud !



FRANZ FERDINAND : ''RIGHT ACTION''

C’est la rentrée et voici la première grosse sortie ! Après quatre longues années, les Ecossais de Franz Ferdinand sont de retour aux affaires. Dans la foulée de leur superbe nouvel album, ''Right Toughts, Right Words, ''Wrong Order'', voici le nouveau single : ''Right Action''. Que dire ? Rien,  à part que Franz Ferdinand est probablement l’un des groupes les plus créatifs et les plus excitants du moment. Cet album, comme le clip est un juste retours aux sources pour un groupe qui dévasta tout sur son passage en 2003 – 2004. Bonne rentrée et bonne écoute !

mercredi 14 août 2013

MICHEL POLNAREFF ''A MINUIT, A MIDI''

Que dire de plus...
''Polnareff's'', l'album de 1971 est le plus grand album d'un artiste pop français.
''A minuit, à midi'' est la dernière chanson de l'album.



NINO TEMPO & APRIL STEVENS

Comme Sonny Bono, Nino Tempo fut un homme de main (musicien) du producteur Phil Spector (''Be My Baby'', ''Imagine''). Pour l'anecdote, ce dernier avait cru que Nino voulait lui faire les poches lors de leur première rencontre dans un ascenseur. Bon Tout s'arrangea par la suite.
''All Strung Out'' en duo avec April Stevens qui n'est autre que sa soeur est l'une des plus belles réussites dans le genre Wall Of Sound.


SLIM WHITMAN ''INDIAN LOVE CALL''


Et oui Slim Whitman a sauvé la terre et ses habitants. Vous ne le saviez pas ? Ecoutez et pensez-y.
Bon, le beau Slim qui vient de décéder ce 19 juin à l'age de 90 ans n'a jamais eu les honneurs de l'intelligentsia et n'a jamais été reconnu par ses pairs. Trop sirupeux pour les puristes de la country, l'Angleterre l'a toutefois adoré. Managé par le colonel Parker, star de la pub aux US, Le grand Slim a la classe !
''Indian love Call'', le tube de 1952 !
Et si vous n'aimez pas, nous saurons d'où vous venez...


mardi 6 août 2013

JJ CALE

Un de plus, et oui un monstre absolu de la musique, une légende vivante nous a quitté : JJ Cale est mort le 28 Juillet d'une crise cardiaque. De son vrai noms de John Weldon Cale, il avait grandi dans une modeste famille de Tulsa. Trés jeune il avait commençé la musique développant un son original entre blues et country. Dés ses premiers enregistrements certains de ses pairs, dont Eric Clapton etMark Kn, le reconnurent comme l'un des plus grands (Clapton a notamment enregistré beaucoup de ses titres, dont le fameux cocaine !). Une carrière discrète mais parfaite qui lui permit d'accéder au Panthéon des génies de la guitare.